« Blackbird singing in the dead of night. »

Ce soir, et depuis un petit moment je me sens vide de l’intérieur.
Vide comme une oie le 31 décembre.
Vide comme le crâne de beaucoup de gens que je côtoie.
Vide comme le paquet de cigarettes d’un fumeur de gauloises sans filtre.

Et je me sens rempli, oh oui rempli à déborder de sentiments et d’affection.
Rempli comme une oie le 30 décembre.
Rempli comme le ventre d’une boulimique en crise.
Rempli comme les artères d’un malade atteint d’athérosclérose.

J’aimerais pouvoir faire la part des choses. Mais je ne suis jamais à moitié plein, ni a moitié vide. Je m’assèche ou je fuis. Je fuis ou je tiens tête.

La tempérance me frôle comme une pluie de printemps et jamais ne me happe. Elle glisse sur moi telle la soie pour mieux me narguer. Me scrute de haut et s’envole habiller d’autres âmes plus censées.

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Auteur de la photo: moi.



Bienvenue à Overlook.

Lorsque qu’un sentiment de n’importe quel ordre soit il, que l’on le juge « sain » comme l’amour ou l’amitié, ou encore « néfaste » comme la haine, prend une ampleur telle que l’on ne peut plus penser avec cohérence, il est temps de se poser des questions.

Mais comme l’on ne peut réfléchir, les questions restent dans un coin de notre tête, et l’on balaye d’un revers de main dédaigneux la logique et le rationnel.

On n’arrive qu’à fulminer dans son coin, grommelant des malédictions et balbutiant des propos sans queue ni tête lorsqu’il s’agit de la haine

On se contente de susurrer des paroles niaises comme certaines chansons lorsqu’il s’agit de l’amour.

Les sentiments, à trop forte dose sont des poisons qui ralentissent la réflexion et l’objectivité.
Les sentiments ont créé les guerres, les génocides, le racisme.
Les sentiments de personnes analphabètes bafouent l’art en général.

Mais sans ces sentiments, les Hommes ne seraient rien. Des simples animaux grognant, déféquant et copulant sans la moindre parcelle d’amour propre. Ce qui nous différencie du chien, en plus de la parole. C’est cette capacité de pouvoir ressentir des sensations non triviales.

Bien sur, sans une certain cloisonnement de ces sentiments, a trop forte dose il se produit l’effet inverse. Nous redevenons animaux. Hélas, je crains d’être le pire chacal de la terre entière.

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Auteur de la photo: moi

 



« Il faut être un grand homme pour savoir résister même au bon sens. »

S’il y a bien un sentiment qui m’habite a toutes heures du jours et de la nuit c’est bien la Jalousie.

La Jalousie s’insinue dans mon crâne et plante ses crocs rouillés dans les méandres de mon esprit. Et, tranquillement lovée telle une chatte repue, elle ronronne de toute la force de ses poumons pour m’empêcher d’avoir ne serai-ce qu’une pensée cohérante.

Elle se fait les griffes à chaques regards, paroles ou rires complices. Elle Grignote lentement mon objectivité.

Et pour finir, elle prend le contrôle de mon être et de mes membres tel un ventriloque malveillant assoifé de réponses.

Cette bête ne connait jamais la sérénité. Peut importe que vous me noyez de paroles réconfortantes. Elle le sais la Jalousie, vous mentez !

Elle fait partie de moi au même titre que mon corps. Et, douillettement installée à l’intérieur, elle n’aura de cesse de me tourmenter.

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Auteur de la photo: Moi.

 



Le marchand de mirages.

Approchez mesdames et messieurs, je suis le vendeur de bulles.

Des bulles oranges, bleues ou multicolores

Des bulles grosses comme des soleils ou petites comme des fées.

Des bulles qui parlent ! Oui madame ! Je vous vois sceptique ! Ecoutez le chant mélancolique de celle ci ! Elle vous susurre des contes d’un autre temps; Elle vous récite des poèmes oubliés depuis des générations.

Et vous monsieur ! Approchez ! Allez plus près n’ayez pas peur: aucune de mes bulles ne mord ! Entendez vous la mélopée amoureuse d’une bulle privée d’affection depuis des années?

Ne les laissez pas, seules dans le noir , enfermées dans mon entrepôt ! Elles sont dignes d’amour et méritent la caresse.

Tendez l’oreille jeune fille, entendez la plainte muette des bulles qui jamais ne trouveront partenaires.

Et vous, oui vous, lorsque la nuit tombe, lorsque les bruits sourds de la ville s’éteignent peu a peu, lorsque vous glissez dans un sommeil réparateur, ouvrez la porte de votre coeur et percevez leurs lamentations déchirantes qui s’élèvent vers les cieux en quête de compagnie.

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Auteur de la photo: Moi.



L’apologie de la Rombière.

Parfois, il m’arrive de me demander comment j’ai pu m’acoquiner à des jeunes femmes si peu intéressantes.

Pour être tout a fait honnête, sur le moment, un seul nom me vient à l’esprit. Oh! Mais vous me connaissez, ma couardise et mon profond dédain pour cette personne m’interdit d’écrire son patronyme, (qui est d’ailleurs banal et aussi mélodieux  qu’un gros mot allemand éructé par un espagnol ivre). De toute manière, si vous me connaissez un minimum vous savez déjà de qui je parle.

Bien qu’ayant partagé beaucoup de mois en sa compagnie, je me rend compte que cette relation m’a été salutaire à un certain niveau: j’ai réalisé qu’une rupture peut être aussi bénéfique qu’une aspirine un matin de gueule de bois et aussi attendue qu’un 25 décembre par des enfants pourris gâtés.

Mais le plus hilarant dans cette histoire somme toute assez conventionnelle (on s’aime, on ne s’aime plus, on se quitte) c’est qu’elle pense m’avoir transformé ! Changeant un salopard avide de conquêtes féminines en un docile petit ami fidèle. Hahaha. J’ai en effet changé mais cela n’est pas de son fait. Ainsi il m’arrive d’esquisser un sourire cruel lorsque je l’imagine racontant des énormités aussi grosses que de derrière de Roselyne Bachelot sur ma prétendue évolution.

Que Dieu ou le Diable me préservent de rencontrer dans le futur des femmes telles qu’elle.

 

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Auteur de la photo: Moi.

 



« On peut très bien vivre sans aucune espèce de culture. »

Je suis profondément égocentrique. Il suffit de regarder mes articles, la plupart contiennent plus de « je » que de phrases. La seule chose c’est que je ne sais si j’ecris autant sur moi, par des voies détournées ou non pour afficher une supériorité intellectuelle certaine ou par peur de tomber dans l’oublie.

Ou bien parce que, écrire sur soi et, avouons le d’une certaine manière, beaucoup plus facile et gratifiante que de parler du voisin ou de l’écologie.

De toute façon je me fou de l’écologie. Ah ! Vous voyez ! encore un « je ». Mon dieu que cela devient agaçant. Je n’imagine même pas le profond ennuie et la torpeur indicible qui vous étreint lorsque vous lisez ces quelques lignes. De toute manière cela ne m’importe pas. Ainsi que les textes parlent de moi, j’écris avant tout pour ma petite personne et non pas pour contenter un lectorat aussi réduit que le nombre de neurones dans la cervelle de Matt Pokora.

Voila je l’avoue enfin, je me fiche que vous visitiez mon blog ou non, que vous compreniez ce que j’essaye de dire ou non si tant est que je tente d’avouer quelque chose de censé. Alors s’il vous plait faites de même. Foutez vous de mes écrits et de ma personne. N’ayez même pas une once de mépris pour moi. Rien. Le vide. Le néant.
Vous pourriez me rétorquer bande de cul bénit arrogant que je n’est qu’a fermer ce site et vaquer à des occupations beaucoup plus importantes telle que la broderie sur coussins ou le sport.

Pas faux.

C’est effroyable comme je regrette la douce époque de l’occupation nazie.



« Mort miséricordieuse, comme tu aimes ta culpabilité chérie. »

La dépression c’est comme la confiture, moins on en a plus c’est amer.

J’aimerai vraiment être l’homme que vous pensez. Je crève de ne pouvoir rester a la hauteur de l’image que je me suis construite. A défaut d’etre moi même je suis au moins celui que vous connaissez.

Sous mon crâne tourbillonnent des envies pareil a certaines aubes. Tantôt calmes et paisibles, tantôt sévères et sombres, toujours mystérieuses et intrigantes.

Je n’ai pas la prétention de croire que toute la misère du monde repose sur mes épaules, mais dieu que certaines charges peuvent etre lourdes pour l’âme et le coeur.

Je suis le parfait exemple de cette jeunesse qui, sans repères tangibles construit un avenir sans racines, prompt à se déraciner à la moindres brises.

Finalement je ne suis qu’un misanthrope philantropiste qui n’a pour futur que la douceur d’une femme et le poids de ces promesses.

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Auteur de la photo: Moi.

 

 



Lettre à mon père.

S’il te plait reste loin de ma chambre. Enferme toi a l’intérieur de ton cancer. Ne viens pas me gâcher ma vie, j’ai eu du mal a la rentre telle qu’elle est maintenant.

Je suis en quelque sorte navré de ne pas ressentir plus de compassion à ton égard. Mais après tout l’indifférence est une forme de sentiment.

Mais l’amour est comme une bonne histoire. Bien que cela nous déchire cela finit toujours. Lorsque nous refermons le livre il ne reste plus qu’un semblant de tristesse et quelques souvenirs. Je suis soulagé de te dire que nous venons d’écrire notre dernier paragraphe.

Je détruis les dernières barrières entre toi et moi pour t’avouer qu’il m’arrive souvent, le soir de penser à toi. Des bribes brumeuses de ma jeunesse ressortent et je ne sais pas si je les invente ou si elles ont réellement exister. Je pourrai demander à maman. Mais je ne pense pas qu’elle souhaite faire revivre un passé lointain et révolu.

Embrasse cette branche de la famille que je n’ai jamais connue. ou trop peu. Embrasse mon demi frère et ma demi sœur. Embrasse ma grand mère.

Je te jure que je ne pourrai jamais réellement t’oublier bien que j’essaie tous les jours.



Little drop of poison.

Hier j’ai réalisé que la vie, c’est en quelque sorte poser des rails sur une voie tandis que la locomotive est lâchée a pleine vitesse derrière nous. Une course contre la solitude et la vieillesse.
Un élan poussé par la peur de ne pas trouver un travail ou une famille. Ou de ne pouvoir s’épanouir intellectuellement.

Aujourd’hui je réalise enfin que ma vie n’est qu’une succession de chapitres dans un livre ou la fin n’est encore qu’a l’état de brouillon.
Ou l’auteur hésite entre une fin funeste et glorieuse pleine de son et de furie, tel Cyrano de Bergerac,ou étiré le roman sur des pages et des pages au risque de lasser le lecteur.

J’ai vachement peur d’être demain.



De par l’impossibilité d’entreprendre une conversation serieuse

Nous pensons que, l’amour, l’amitié sont des sentiments nobles tandis que, au contraire la méchanceté et la haine avilissent l’homme et le réduit a l’état d’animal grognant.

Faux mes amis.

Totalement faux, tout les sentiments sans exception méritent d’être considérés comme des paliers afin de réussir l’impossible: atteindre la pureté.Vous pourrais rétorquer que pour toucher cette idéal il est plus facile d’être empli d’amour plutôt que de haine.Mais la haine est beaucoup plus saine et beaucoup plus simple. Et la simplicité et une des clefs afin de connaitre cette pureté.L’amour n’est rien qu’un amalgame de tout les sentiments les plus bas tel que le désir, la jalousie ou encore l’égoïsme.
Alors que la haine n’est que le dégout profond et infondé mais toujours glorifiant
Détester quelqu’un est beaucoup enrichissant que aimer béatement une autre personne
La haine pousse a se sublimer, a tendre vers la supériorité physique ou mentale.
Elle renforce l’intelligence.
Ainsi tandis que L’amour enchaine l’homme a des idées pré-conçues et fausse, la haine permet la tranquillité de la l’âme et la satisfaction désintéressée.
Je vous le dis, détestez vous, crachez vous dessus, emplissez les prisons d’hommes plus ignare que vous.
Vous le savez au fond de vous, vous le savez et vous continuer a aimer.



 

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